Sénégal et Gambie.

Le Sénégal et la Gambie pendant 15 jours !

Je vous emmène avec moi pendant 15 jours sur la côte Ouest de l'Afrique !
Sur la carte :

Modalités pratiques - Résumé :
Monnaie : Sénégal : Franc CFA ou euros / Gambie : Dalasi ou euros
*Prévoir absolument de l’argent en liquide.
Langues : Sénégal : Français et wolof / Gambie : Anglais et wolof
Temps de vol : Vols directs, Paris – Dakar : 5H et Dakar – Banjul : 40 minutes
Jours sur place : 15 jours
Moyen de transport : Avion, voiture et bus
Hébergements : Hôtels et guest-house
Budget : Environ 3000 euros par personne (vols/hébergement/transports/frais sur place : restaurants ; visites, etc. …)
Plus d'infos : Sénégal : https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/information-par-pays/senegal/dernieres-minutes-et-alertes ; Gambie : https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/information-par-pays/gambie/dernieres-minutes-et-alertes
INTRODUCTION
Un voyage entre deux rives : du Sénégal à la Gambie, l’aventure inattendue entre circuit et exploration autonome.
Dès le départ, mon voyage était pensé pour allier découverte et flexibilité. J’ai réservé un séjour de deux semaines au Sénégal avec le tour-operator FRAM (Référence : Circuit beauté du Sénégal), divisé en deux temps :
Une première semaine en circuit organisé, pour parcourir les incontournables du pays.
Une deuxième semaine en formule tout compris en hôtel, pour une parenthèse détente.
En réalité cette période « farniente » était un tremplin vers la Gambie. Avant même de partir j’avais réservé mon vol aller-retour pour Banjul et fait appel à Senegambia Tours, un tour-operator gambien réputé pour son sérieux et ses guides passionnés.
Ainsi ce voyage a été un savant mélange de préparation et d’aventure : d’un côté, la logistique rodée d’un circuit avec FRAM, de l’autre, l’immersion totale en Gambie !
Je vous emmène avec moi pour ce double périple ! C’est parti !
HEBERGEMENT
Sénégal :
Afrika Keur - Saly
Keur Saloum - Toubacouta
Les Bougainvilles - Saly
Palm Beach - Saly
Gambie :
Yoyo Kunda – Brufut
LE SENEGAL
Etape par étape :
♦ SALY :
Jour 1 :
Arrivée à Saly, après une vol direct Paris – Dakar de 5 heures. Dès l’aéroport, un chaffeur de FRAM m’attend pour me conduire à mon hôtel à Saly (Afrika Keur). L’Afrique m’enveloppe déjà, douce et envoûtante, comme une promesse d’aventure ! A peine arrivée et déjà si pressée, je ne peux pas rester en place : me voilà partie explorer les alentours de l’hôtel.
Balade sur la plage, où je rencontre « Ali s’en soucie » qui m’invite avec enthousiasme à déguster des langoustes dans un petit restaurant local. Puis il y a Sara, qui me propose ses bracelets artisanaux et ses épouvantails colorés. Les échanges sont faciles, les sourires sincères et le visages ouverts… Une atmosphère chaleureuse qui donne le ton au séjour.
Retour à l’hôtel en fin d’après-midi pour un moment de détente bien mérité, avant le début de mon circuit, prévu pour demain !
📌 Saly.
♦ KAOLAK ET LE DELTA DU SALOUM :
Jour 2 :
Départ de Saly pour commencer le circuit ! Et rencontre avec Cheikh, mon guide et Anélia. (Très vite une évidence, le trio est lancé.
Nous prenons la route, direction le marché de Kaolak. Une explosion de couleurs, une effervescence vibrante et… et des odeurs parfois surprenantes… Cette fois, plus de doute : je suis bien en Afrique !
Pausé déjeuner autour d’un mafé poulet, rue de la Gare, non loin du marché. Savoureux et réconfortant après toute cette agitation. Nous continuons ensuite notre route pour le Delta du Saloum !
En chemin une jolie surprise : Cheikh nous baptise et nous attribue nos prénoms sénégalais. Anélia devient Awa, et moi Mame Diara. (Je ne le savais pas encore à ce moment-là du voyage, mais mon nouveau prénom allait agir comme un véritable sésame : partout, il allait plaire et créer des liens).
A notre arrivée, le lieu me coupe presque le souffle. L’hôtel (Keur Saloum), posé au cœur de delta semble suspendu entre ciel et eau. Le fleuve est d’un calme absolu, la lumière est douce… Tout invite à ralentir. Je me sens immédiatement à ma place et je sais déjà que le jour du départ laissera en vide en moi…
En fin de journée nous partons en barque explorer les alentours. Une île se dessine, peuplée de baobabs majestueux. Je découvre avec fascination qu’ils ne sont pas des arbres mais des plantes !
Atour de nous, la vie s’anime doucement : marins-pêcheurs, aigrettes, pélicans… Puis peu à peu, le silence reprends ses droits. Le jour tombe, le clair-obscur apparaît… Les oiseaux regagnent leurs refuges, le fleuve s’apaise et nous glissons presque seuls au monde.
Retour à l’hôtel au coucher du soleil, bercés par les dernières lueurs du jour.
A noter la phrase du jour cité par Cheikh : « Quelle est la différence entre un oiseau et un voleur ? L’oiseau fait son nid et le voleur nie son fait. » Le début d’un jeu de devinettes… et surement d’une longue série de souvenirs !
📌 Le marché de Kaolak et le merveilleux Delta du Saloum.
♦ DELTA DU SALOUM - SIPPO :
Jour 3 :
Nous partons de bonne heure (et de très bonne humeur) le matin pour une journée qui s’annonce déjà inoubliable !
Direction le village de Sippo au cœur du Delta du Saloum ! Un village typique et plein de charme où réside son roi. Le lieu est une zone classée réserve biosphère par l’UNESCO et réputé pour ses paysages mêlant bolongs, mangroves et îlots de sable. Immersion dans la vie locale à travers de belles rencontres : nous écoutons l’histoire du roi, celle de ses ancêtres, d’une femme (touriste) ayant accouchée dans le village, et bien d’autres !
Nous avons également fait la connaissance de petites jumelles nées tout récemment.
Ce petit village paisiblement installé au bord du fleuve, dégage une atmosphère unique. Il est assez discret et peu touristique comparé à d’autres zones du delta, ce qui explique justement son authenticité… On y découvre une vie locale très ancrée dans les traditions : pêche, agriculture, vie communautaire forte, et importance des chefs coutumiers.
La journée se poursuit, nous quittons Sippo en fin de matinée pour rejoindre notre nouveau spot. Un lieu privé et assez intime appartenant à notre hôtel. Au programme : barbecue avec du poisson fraîchement pêché par Mbow, musique, détente et baignade, le tout dans un cadre naturel exceptionnel.
En fin d’après-midi, au moment de notre départ, notre ami rastaman, gardien de lieux, Baye Fall, n’a pas caché tristesse de nous voir partir ! Une journée qui s’achève sur une note chaleureuse et authentique !
📌 Le village de Sippo.
♦ FATHALA ET MISSIRAH
Jour 4 :
Départ tôt, de nouveau, pour une journée qui allait être tout aussi folle et exceptionnelle que hier. Direction la Réserve de Fathala, dans le sud du Sénégal, avec une expérience que je n’étais pas prête d’oublier : la rencontre avec les lions.
Nous arrivons donc à la réserve, nous sommes les premiers. Après quelques minutes d’attente, nous retrouvons un groupe, avec une équipe de soigneur/dresseurs. Et c’est parti pour une balade avec Kris et Sissi ! Nous approchons les lions de très près et nous marchons à leurs côtés. Ces moments sont à la fois impressionnants et hors du temps ! Un rêve d’enfant (encore) qui se réalise.
Nous discutions avec les dresseurs, qui partagent leur savoir et leur passion. Comprendre le comportement de ces animaux majestueux rend l’expérience encore plus forte. C’est tout simplement incroyable !
Nous poursuivons notre visite de la réserve avec un safari privé. Notre jeune guide est passionnant, ses explications rendent encore chaque instant plus captivant. Je retrouve cette sensation unique face aux animaux sauvages (mon dernier safari date de 2010 en Afrique du Sud, et la magie opère toujours autant).
J’observe les rhinocéros, les zèbres, les girafes… Chaque rencontre est un émerveillement. Une matinée bien remplie chargée en émotions !

📌 En bonne compagnie avec Kris et Sissi !
📌 Réserve de Fathala.
Après une pause à notre hôtel, nous reprenons la route en fin d’après-midi pour Missirah. Le village n’est pas facile d’accès, il n’y a pas de route goudronnée, seulement de la piste et de la brousse. Encore un village authentique, comme il y en a tant par ici !
La visite de cet endroit prend une dimension particulière grâce à Mbaye, mon autre guide, originaire d’ici. Très impliqué, il nous fait découvrir son village avec fierté et sincérité.
Premier arrêt : l’impressionnant « arbre du monde », un immense fromager (ou kapokier), chargé de symboles et profondément ancré dans la culture locale.
Nous allons ensuite à la rencontre des femmes qui récoltent les huîtres dans la mangrove, un travail impressionnant et essentiel à la vie locale. Plus loin, des jeunes jouent au football sur un terrain improvisé, pendant que les pêcheurs rentrent tout doucement au village avec les dernières prises de la journée. Des scènes de vie simples, vivantes et comme toujours, profondément authentiques.
📌 Missirah.
♦ JOAL-FADIOUTH ET SALY
Jour 5 :
Jour de départ, nous quittons le Delta du Saloum avec un petit pincement au cœur. J’ai eu un véritable coup de cœur pour cet endroit hors du temps, si calme, presque suspendu. Sur la route entre Tabacouta et Saly, je profite simplement des paysages. Les étendues de brousses, les baobabs, les villages et je savoure les derniers instants dans cette magnifique région…
Nous faisons une halte à Joal-Fadiouth, lieu de notre prochaine visite : la ville natale de Léopold Sédar Senghor.
Nous partons à la découverte de l’étonnant l’île de Fadiouth avec Osman, notre nouveau guide régional, qui vit ici. Nous traversons le pont en bois, puis nous nous promenons dans les rues. La vie nous semble douce ici aussi. Nous visitons l’église, échangeons quelques mots avec les habitants et les commerçants.
Le moment le plus marquant de notre visite est sans doute la visite du cimetière, où reposent côte à côte chrétiens et musulmans. L’endroit est à la fois simple et très fort symboliquement. Osman nous montre la tombe de ses ancêtres et nous conte des récits familiaux. Nous repartons en barque, puis déjeunons dans un restaurant avec vue sur le fleuve et l’île, un moment agréable avec du poisson et des fruits de mer au menu !
📌 Joal-Fadiouth.
📌 Paysages sénégalais.
Après ce bon repas et ce moment de détente, nous poursuivons notre chemin vers Saly. Nous faisons une halte en chemin pour découvrir l’étonnante église de Sindia, dont la silhouette en forme de coquillage se détache doucement dans le paysage. Un lieu à la fois singulier et paisible, qui invite à la contemplation.
Un peu plus tard, notre guide Cheikh nous ouvre les portes d’un moment de vie inattendu à Mbour ! Il nous emmène chez des amis à lui, en pleine préparation d’une fête importante : le baptême de leur fille, née il y a tout juste une semaine. Nous sommes accueillis avec chaleur et générosité, plongés au cœur d’une célébration intime et joyeuse, comme si nous faisions partie de la famille.
Après ces moments riches en émotions, nous reprenons pour la dernière fois la route en direction de Saly. La journée s’achève doucement lorsque nous arrivons à notre hôtel, Les Bougainvilles, où nous retrouvons le calme et le confort, encore imprégnés de tout ce que nous venons de vivre ces dernier jours…
♦ LE LAC ROSE
Jour 6 :
Nouveau jour, nouvelle excursion ! Nous pouvions rester à l’hôtel avec Anélia pour profiter de la piscine mais notre soif d’aventure en a décidé tout autrement.
Direction le Lac Rose ! Nous partons avec notre guide et notre chauffeur locale pour le célèbre Lac Rose, avec la curiosité de voir s’il méritait vraiment son nom.
A notre arrivée dans la matinée, sous un ciel bleu un peu laiteux et sans beaucoup de vent, le lac n’affichait pas encore son rose éclatant. Nous avons ensuite découvert le travail impressionnant des récolteurs de sel, avant de partir pour une virée en 4x4 dans les dunes voisines ! Les paysages étaient magnifiques et révélaient toute la diversité des décors sénégalais, entre dunes et superbe côte battue par les vagues. Quel bonheur de retrouver l’océan !
📌 Le Lac Rose et ses alentours.
Après un déjeuner local chez Salim, l’envie de se baigner dans le lac a finalement été abandonnée (l’eau du lac n’était pas très propre). Heureusement, nous avons fini sur une bonne touche, avec le retour du soleil et l’arrivée du vent, le Lac Rose, s’est transformé et a enfin dévoilé ses magnifiques teintes éclatantes.
La journée s’est terminée par la visite du marché local et permanent qui se trouvait non loin (Ouf, j’ai enfin pu acheter tous mes souvenirs !)
♦ DAKAR ET L’ÎLE DE GOREE
Jour 7 :
Excursion en solo à Dakar et sur l’île de Gorée. Tout a été parfaitement organisé par Fatou, à l’accueil de mon hôtel, qui a fait appel à Modou, qui va m’être d’une aide précieuse tout au long de ma journée.
Départ en voiture pour Dakar, 1H30 de trajet depuis Saly. Quelques embouteillages à l’arrivée dans la capitale sénégalaise. Nous avons manqué le ferry de 10H de peu, mais sans aucun stress : après tout c’est les vacances !
Nous approchons de Gorée, et l’île dévoile déjà tout son charme. La visite guidée par un local a été un véritable coup de cœur, entre les façades colorées, les fleurs omniprésentes et l’atmosphère unique du lieu. Je suis littéralement passionnée par l’architecture et l’histoire coloniale de l’île.
L’île de Gorée est connue pour ton histoire marquante liée à la traite négrière. Du XVe au XIXe siècle, elle a servi de point de départ à de nombreux esclaves déportés vers les Amériques, notamment à travers la célèbre Maison des esclaves et sa porte « Porte du voyage sans retour ».
Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, l’île est aujourd’hui un lieu de mémoire, mais aussi un endroit paisible et coloré, apprécié pour son architecture coloniale, ses ruelles fleuries et son atmosphère unique.
📌 La magnifique et historique Ile de Gorée.
Le retour s’est ensuite fait en ferry, dans l’après-midi, après avoir bien profité de l’île, puis en voiture, retour sur Saly.
Une belle journée bien remplie et bien colorée.
♦ SALY
Jour 8 :
Changement d’hôtel et arrivée au Palm Beach, une nouvelle étape qui commence ! Ce jour marque la fin de mon circuit, mais aussi le départ d’Anélia, ma formidable binôme de voyage. Une de ces rencontres rares qui rendent une aventure encore plus belle et inoubliable !
Pour cette dernière journée, nous avons pris le temps de nous poser, de profiter de l’instant et de savourer encore un peu cette parenthèse sénégalaise. Anélia est venue me rendre visite à mon hôtel afin de partager des derniers moments ensemble avant le départ.
Nous avons ensuite fait un dernier passage par le village artisanal de Saly, entre souvenirs à rapporter, ambiance chaleureuse et dernières négociations ! De beaux échanges, des éclats de rire et des souvenirs gravés pour longtemps !
📌 Le village artisanale de Saly.

📌 L'hôtel Palm Beach à Saly.
Jour 9 :
Aujourd’hui, place à une parenthèse douceur au Palm Beach.
Autant j’aime partir à l’aventure, découvrir, bouger, barouder, autant j’apprécie aussi ces journées plus calmes ou le temps semble ralentir. Et celle-ci tombe parfaitement à pic, juste avant de (re)partir pour une nouvelle aventure : la Gambie !
Entre la piscine, la plage bordée de palmiers et la chaleur apaisante de Saly, j’ai simplement profité du moment présent. Le bruit des vagues, le soleil sur la peau et cette sensation de vacances qui perdure et invite à lâcher encore plus prise…
Et puis, il faut bien l’avouer : j’ai découvert une nouvelle passion durant cette journée : les cocktails de toutes les couleurs !
Des saveurs exotiques, des verres aussi beaux que rafraichissants, et cette ambiance tropicale qui donne envie que le temps s’arrête un peu.
📌 Journée détente et repos au Palm Beach.
LA GAMBIE :
Etape par étape :
♦ SENEGAMBIA
Jour 10 :
Ça y’est ! Le départ pour la Gambie est enfin arrivé ! Direction l’aéroport, avec cette excitation particulière qu’on ressent avant un voyage. Mon « solo trip » prend enfin tout son sens.
Dès les premières minutes après mon arrivée, j’ai tout de suite compris pourquoi le pays était surnommé « The Smiling Coast of Africa ». Ici aussi, les sourires semblent faire partie du paysage. Il y a une énergie douce et chaleureuse qui se ressent immédiatement, comme si la Gambie vous accueillait naturellement sans effort.
Une autre ambiance saute également aux yeux, ou plutôt aux oreilles ! La Gambie vit au rythme du reggae. La musique résonne partout : taxis, plages, bars et jusque dans les petites rues animées. L’atmosphère est profondément marquée par la culture rastafari, au point que l’on surnomme le pays « La petite Jamaïque » d’Afrique de l’Ouest !
A la sortie de l’aéroport, Alka et mon chauffeur m’attendent avec le sourire. Premier contact avec cette hospitalité gambienne dont tout le monde parle. Direction Yoyo Kunda, où je réside pendant mon séjour, pour poser mes affaires aussi tôt souffler un peu avant de repartir presque aussitôt vers Senegambia, le cœur vivant et animé du pays.
📌 Sénégambia.
Là-bas, premier change, premières odeurs de street food, premiers vrais moments d’immersion. Je découvre le mbahal, ce plat simple et généreux à base de riz et de cacahuètes écrasées, dégusté dans l’ambiance bouillonnante des rues. Tout semble vivant : les couleurs, les discussions, la musique, les regards…
Et pour terminer cette première journée, soirée dans un lieu typique, chaleureux et vibrant, exactement le genre d’endroit qui donne le ton au voyage !
📌 Sénégambia by night !
La Gambie vient à peine de commencer, et je peux déjà vous dire que ce pays a quelque chose d’unique !
Jour 11 :
La journée s'annonce riche. Nous nous rendons très tôt au Monkey Park de la forêt de Bijilo, heureux de découvrir que nous sommes les tout premiers visiteurs. Un timing parfait : nous arrivons exactement au moment du petit-déjeuner des singes !
Le spectacle est captivant. Les green monkeys, inséparables de leurs bananes préférées, se précipitent avec gourmandise. À côté d'eux, les red monkeys, plus discrets mais tout aussi attendris, guettent impatiemment leurs cacahuètes. Un moment de connexion avec la nature vraiment inoubliable, immortalisé par quelques photos souvenirs !
📌 Moment incroyable dans la forêt de Bijilo.
Suite de la journée : Marchés, rires et souvenirs !
Après Bijilo, nous direction Tanji pour découvrir son marché aux poissons, un véritable spectacle des sens. L’air est saturé d’une odeur marine intense, mélangée à celle des épices. C’est une foire en plein air vibrante et chaotique où les filets encore humides sont échangés au milieu des négociations bruyantes et des rires. Les stands, débordants de poissons frais étalés sur des feuilles de bananier ou directement sur le sol, offrent un aperçu brut et fascinant de la vie locale et de l’importance de la pêche dans la culture gambienne.
📌 Marché aux poissons de Tanji.
L’après-midi prend alors une tournure beaucoup plus tendre avec une visite dans une école près de Gunjur. Sur le chemin, une petite escale à l’épicerie locale pour y acheter des bonbons et des crayons de couleur. Ces petits trésors feront grand plaisir aux élèves. L’ambiance est chaleureuse et les enfants, spontanés, nous accueillent avec curiosité. Ils se lancent même dans une démonstration impressionnante, récitant les chiffres jusqu’à cent ! Mes longs cheveux blonds ont également eu un franc succès lors de cette visite. L’effet Barbie dira-t-on.
📌 Visite d'une école.
Vers midi, nous faisons une halte précieuse chez Adama et sa famille, qui nous accueillent avec une générosité typiquement gambienne. Le menu est d'exception : un délice de Yassa, ce plat incontournable à base de poulet mariné dans l'ail, les oignons et le citron, accompagné de riz. La préparation, minutieuse et pleine d'amour, est confiée aux soins de Natu, dont la cuisine réconforte autant qu'elle surprend par ses arômes.
Après ce repas partagé dans la convivialité, c’est Alka qui prend le relais. Véritable maître cérémoniste du thé, il nous sert une infusion parfumée, préparée avec un savoir-faire ancestral et une précision qui font de ce simple geste un rituel à part entière. Une belle expérience humaine, loin des circuits touristiques, où l'on sent que l'on est reçu comme un membre de la famille.

📌 Alka, grand cérémoniste du thé.
L’après-midi se clôt sur une activité que j’attendais avec impatience : le kayak ! Je pars aux côtés d’Elias, un guide passionné qui, bonheur inouï, parle un français impeccable. Au programme : une balade de 7 km en milieu naturel, un instant de pure intimité avec la mangrove.
Glissant silencieusement entre les racines enchevêtrées, nous découvrons la faune locale dans son élément : oiseaux échassiers, petits mammifères, et une biodiversité cachée que l’on n’imagine pas depuis la terre ferme. Elias, grand défenseur des bienfaits thérapeutiques de la boue de mangrove, ne m’en a pas fini de me vanter ses vertus purifiantes. Face à ses insistances, comment résister ? Je me lance donc dans cette cure boueuse, les bras et les jambes recouverts de cette argile grise, tandis que nous observons les pélicans planant au-dessus de nous.
Nous regagnons la rive juste à temps pour admirer un coucher de soleil sublime, teinté de rose et d’or, mettant un point final parfait à cette journée riche en émotions et en découvertes.
Contact d’Elias : JASELIE ADVENTURES
Téléphone : 002202247881
📌 Aventure dans la mangrove.
Jour 12 :
La journée s’annonce chargée, et une fois de plus, ne va pas me laisser indifférente !
Nous commençons par « The Crocodile Pool », une activité qui confirme mon attirance pour les rencontres animales au fil de ce voyage en Afrique. Le site abrite également un petit musée fort instructif, truffé de photographies et d’anecdotes historiques qui nous replongent dans le passé de la Gambie. Découverte riche et sympathique.
📌 The Crocodile Pool.
Nous enchaînons alors avec une visite plus engagée à Banjul, au cœur de l’Afro-Family Heritage Centre et sous l’Arche 22. Le point de vue sur la ville est magnifique, mais c’est l’exposition intérieure qui marque les esprits. À travers une série de photos et de témoignages, on y retrace l’histoire politique complexe du pays, notamment les souvenirs encore vifs du régime de Yahya Jammeh...
En bonus, Ebrima, mon chauffeur et également guide de confiance, accepte de me faire le tour de la ville et passer non loin du palais présidentiel. Palais où Jammeh s’est retranché en 2015. Une étape symbolique qui donne une dimension presque tangible à l’histoire récente et du reportage que j’avais vu il y a de ça quelque temps sur la chaine Youtube « L’effet Papillon » (petit clin d’œil !).
📌 L'Arche 22 à Banjul.
Puis, la foule nous accueille à Serrekunda Market. Si les marchés gambiens sont toujours source de fascination, celui-ci est intense : le bruit, propreté relative et à cela s’ajoute la chaleur écrasante. Bref, passage rapide avant de repartir !
L’inattendu survient ensuite avec une halte non prévue au programme : l’hôpital où travaille également Ebrima, en tant qu’ambulancier. Cette visite discrète nous permet de sortir des sentiers battis du tourisme. J’ai pu échanger avec des médecins et des patients locaux, une rencontre humaine précieuse qui rappelle la réalité du quotidien bien loin des circuits classiques.
Et pour finir en beauté, le calme revient avec le Lamin Lodge. Cet éco-lodge niché dans la mangrove est un havre de paix. Les visites en pirogue sont assurées par des guides rastas dont la philosophie de vie légère transparaît dans leurs sourires et leurs conversations (ainsi que ce qu’ils fument). Au menu, un déjeuner simple et efficace : fish & chips et Coca-cola, le tout pour seulement 4 euros. Un bonheur absolu ! La promenade sur l’eau nous mène ensuite vers une forêt ombragée, dominée par les silhouettes majestueuses de baobabs géants. Nous nous y reposons, profitant d’une fraîcheur bienvenue sous leurs branches épaisses.
Ainsi ce termine cette riche journée, sur une note de douceur, de calme et de sérénité. Retour à l’hotel !
📌 Lamin Lodge, un havre de paix.
Jour 13 :
Ce treizième jour ne marquera pas seulement la fin de mon escapade en Gambie, mais il cristallisera en un seul instant tout ce que ce pays m'a offert : une liberté absolue, mêlée d'imprévus et de rencontres ! C’est le jour où le voyage a quitté le confort des horaires pour se jeter, volontairement ou non, dans les bras de l’aventure.
Je vous explique (alerte anecdote !) :
Initialement je devais rentrer à Dakar par voie aérienne mais le destin, qui semble apprécier les détours en Afrique de l'Ouest, en a décidé autrement. Air Sénégal a décalé mon vol, le reportant au lendemain... soit précisément le jour prévu pour mon retour en France. Le dilemme était bête : impossible d’occuper deux sièges dans deux avions différents à quelques heures d’intervalle ! Bref, vous avez la vision.
Devant cette impasse, plus qu’une seule solution (audacieuse et locale) : retour par la route, en bus ! Le décor est planté. Au petit matin, je quitte Banjul en direction de la gare routière de Serrekunda, prête à embrasser la brousse au sens large du terme. Ce qui s’ensuivit n’eut rien d’un simple transport, mais fut une véritable épopée. Six heures de trajet soit un test de résistance et d’adaptabilité. Au programme : des moustiques ayant peut-être le paludisme (et non, je n’avais pas pris le traitement avant), deux contrôles de police où la patience était la meilleure monnaie d’échange, la traversée par ferry sur le fleuve Gambie et enfin, ce passage de frontière tant redouté mais s’est bien passé !
Mais l’aventure ne s’est pas terminée une fois la frontière traversée. Mon billet mentionnait Dakar comme point final. Chose qui ne m’arrangeait pas pour autant, car je devais descendre à Saly, soit bien plus au sud que Dakar. J’ai donc tout naturellement demandé au chauffeur s’il était possible de me déposer aux alentours de Saly, en périphérie. Demande accepté, il m’a donc déposé au niveau d’une station-service sur le bord de la route. Par anticipation j’avais tenu informé mon premier guide (Cheikh), qui est gentiment venu me récupérer à cet endroit ! Une épopée ! Des retrouvailles qui clôturent le cercle, ramenant mon voyage à son point de départ initial ! Et pour la dernière anecdote : Cheikh m’a également ramené mon pyjama que j’avais oublié dans le premier hôtel au Sénégal. Magnifique !
Je n’oublie pas mes deux nouvelles rencontres, Sang et Cherry, qui m’ont accompagnée et secourue tout au long de ce périple en bus, que cette journée est restée un souvenir impérissable.
Terminer en beauté ce séjour avec une « sénégalère » comme on dit ici ! Un mélange d’organisation approximative, de solidarité débordante et de joie de vivre qui transforme un simple problème logistique en bon souvenir. Ce jour-là, je n’ai pas juste voyagé, j’ai très clairement vécu.
Jour 14 et 15 :
Ces deux derniers jours ont été marqué par mon retour au Sénégal, au Palm Beach à Saly, puis mon départ en France.
Du repos, beaucoup de nostalgie et une pointe de tristesse au moment du départ. Ainsi s'achève ces15 jours de roadtrip en Afrique de l'Ouest.
📌 Retour au Palm Beach et derniers instants au Sénégal.
BONUS :
Liste de mes « sénégalères » durant ce voyage, c'est parti :
Premier jour : Oulbli de mon pyjama à l’hôtel ! Ça commence bien.
Retard sur mon vol aller pour Banjul en Gambie. (Pas trop grave à la limite)
Vol retour pour Dakar : annulé et décalé un jour après. Contrainte de prendre le bus car mon vol retour pour la France est prévu le même jour. Ça commence à devenir sport !
J'achète un billet Dem Dikk (bus confortable sénégalais), je perds le billet. Echec.
J'achète un nouveau billet en Gambie, mais ce n'est pas un Dem Dikk, ce sera un bus plus local. Et c'est parti pour 9H de trajet, un ferry, une traversée, une frontière et... beaucoup de moustiques !
BILAN
15 jours incroyables, riches en découvertes, en aventures et surtout en rencontres !
Ce qui m'a le plus marqué, ce sont les personnes rencontrées, la facilité de pouvoir échanger avec eux, leur façon de vivre, leur débrouillardise et leur capacité à s'adapter à toutes les situations. J'ai découvert des cultures, des paysages, des modes de vie et des réalités très différents, parfois surprenants, qui m'ont fait sortir de mes habitudes et voir les choses autrement.
Pendant ces 15 jours j'ai eu la sensation de vivre pleinement : mon cerveau était constamment stimulé par la nouveauté, les rencontres, les sensations, la liberté et la découverte... Chaque journée apportait son lot d'imprévus et d'expérience.
Et puis il y a eu le retour... un retour un peu brutal... un retour brutal au quotidien, avec forcément un contraste énorme après une telle parenthèse. La routine paraît différente, parfois plus fade, et cette baisse d’intensité peut laisser un vrai vide émotionnel. C’est ce qu’on appelle souvent le « blues du retour de voyage ». Il est tellement vrai lorsque l'on revient d'Afrique.
Au final, ce voyage m’a autant marqué par ce que j’ai vu et vécu que par ce qu’il m’a fait ressentir. Une aventure humaine, pleine de liberté, de diversité et d’imprévus, qui continue finalement à faire son chemin dans ma tête même après être rentré.
Je tiens à remercier chaleureusement mes guides, qui ont contribué à rendre ce voyage aussi riche, fluide et mémorable. Merci pour votre accompagnement, votre disponibilité, vos conseils, votre patience et toutes les histoires partagées. Grâce à vous, j’ai pu découvrir le Sénégal et la Gambie avec d'avantage de confiance, de curiosité et d’authenticité.
Et surtout, un immense merci à Anélia, ma binôme de voyage. Merci d’avoir partagé avec moi cette semaine d'aventure au Sénégal, les découvertes, les imprévus, les rires, les moments de fatigue et toutes ces expériences qui resteront gravées. Ta présence a largement contribué à rendre ce voyage encore plus spécial. Nous avons formé une belle équipe, et je suis vraiment reconnaissant d’avoir vécu cette parenthèse avec toi.
Merci à vous tous d’avoir participé, chacun à votre manière, à cette aventure exceptionnelle.
Mame Diara n'est pas prête d'oublier le Sénégal et la Gambie ! A jamais dans mon coeur.




À jamais dans mon cœur, ma chère Marie. Merci au Sénégal de nous avoir rencontré et merci à toi, ma belle Marie pour cet émouvant témoignage. ❤️🌺